Bilan gilets jaunes : Première partie

I] Introduction

Nous partageons le bilan du mouvement des gilets jaunes auquel nous avons participé.  La forme de ce mouvement, en rupture avec les luttes précédentes que nous avons connu, a été empli de contradictions. De nombreux textes ont depuis été publié pour décrire ce mouvement.

Pour autant il nous semble indispensable de pouvoir écrire d’un point de vue engagé, en tant que communistes, sur les luttes auxquelles nous avons pris part et dans lesquelles nous nous sommes organisés.

Écrire ce bilan et le publier nous apparaît nécessaire et ce malgré le temps qui s’est écoulé, pour tenter d’avoir une lisibilité, comprendre où nous avons failli et nous organiser en conséquence au vu de la période.

Ainsi pour partager notre expérience de lutte, en comprendre ses limites, et aller au-delà de celles-ci, nous partageons le bilan que nous, communistes, faisons de cette année 2018-2019 en gilets jaunes.

Si nous précisons que nous sommes communistes, c’est que ce mouvement n’est pas le nôtre, il ne porte pas nos idées. Ce mouvement n’a pu se constituer en tant qu’organisation de classe et a fortiori de classe révolutionnaire. Nous sommes communistes ce qui signifie que nous prônons l’organisation de la classe prolétarienne, indépendamment des intérêts des autres classes. Nous sommes des communistes, la fraction la plus résolue à s’inscrire dans le prolétariat, à penser et à intervenir pour le basculement révolutionnaire, pour un « dépassement du capitalisme ». Nous luttons pour une société des communs et abolissant les intérêts. Nous ne voulons produire que ce qui est nécessaire, nous voulons détruire les divisions qui nous séparent les uns des autres et nous voulons des innovations techniques pour libérer les femmes et les hommes de la servitude du travail, prendre le pouvoir sur les machines et ne plus être asservis à la mécanique, aux lois de la production capitaliste.

Cette lutte contre l’exploitation est indispensable pour combattre le système capitaliste. La lutte est une nécessité qui émerge car le capital définit tous les types d’interactions et de rapports sociaux et professionnels.

«Que l’émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ; que la lutte pour l’émancipation de la classe ouvrière n’est pas une lutte pour des privilèges et des monopoles de classe, mais pour l’établissement de droits et de devoirs égaux, et pour l’abolition de toute domination de classe» (Karl Marx).


Les prolétaires sont les seuls qui sont en mesure de changer la société, ce sont eux qui travaillent, qui produisent, ils sont la force vive de cette société et ce sont eux qui ont
nécessité à lutter. C’est ainsi que nous parlons de direction prolétarienne des luttes.

Nous faisons face aujourd’hui à une entreprise de démolition idéologique qui laisse croire que la valeur ne viendrait plus du travail. Le prolétariat est la seule classe qui a la force de prendre le pouvoir. La force est la condition sine qua non de la révolution; à la démocratie, nous opposons la force dictée par la classe prolétarienne et avec elle, celle des autres classes supplétives. Il n’est pas question de dévaloriser le travail de l’artisan boulanger, mais il s’agit de dire que ce monde n’est pas le sien, qu’il n’est que la remorque du grand conflit qui voit capitalistes et prolétaires reproduire et produire ce monde. Il fut un temps où d’autres classes avaient un rôle central, il y a encore des endroits dans le monde où la classe paysanne a un rôle. Mais seul le prolétariat peut produire une force produisant un dépassement. Il ne s’agit pas là d’une question philosophique. A aucun moment nous affirmons que c’est une question morale. Dire que cela est juste ou injuste n’est qu’une question de point de vue: les paysans s’en lamenteront, car avec eux part en fumée 10000 ans de sagesse, de savoirs accumulés, de rapport au sol, à la terre, à la propriété. Mais nous affirmons que ce n’est pas les communistes apatrides qui produisent ce chaos : c’est le monde capitaliste, qui détruit ou muséifie ces classes.

Nous ne sommes pas démocrates. Nous affirmons même que la démocratie c’est la manière de gouverner la société actuelle : une société de classe, avec des exploiteurs et des exploités, avec un État qui orchestre ces divisions et ces exploitations en exerçant une violence inévitable et inhérente au système qu’il élabore. La démocratie est un système politique qui permet de faire admettre qu’il y aurait un statut égalitaire entre les bourgeois et les prolétaires, que nous aurions tous les mêmes droits, tout en produisant et en alimentant sans cesse les rapports d’exploitation. L’égalité est formelle et non réelle. Elle est même impossible. Ce ne sont pas des mots vétustes que nous dépoussiérons là. Ils ne sont pas de trop car les idées sont des forces et nous ne pouvons pas dissocier la théorie de la pratique.

Par exploités, on entend ceux qui travaillent pour un patron, et dont celui-ci dégage une survaleur. Ce n’est que par la fin de ce rapport d’exploitation, de ce travail aliéné que nous pouvons changer de société.

Le mouvement des Gilets Jaunes est un mouvement interclassiste composé de franges de la petite bourgeoisie et du prolétariat, même s’il s’agit d’un mouvement limité, d’à peine quelques centaine de milliers de personnes, un million peut-être. Ce qui rend d’autant plus héroïque ce qui a été accompli depuis la rue le 17 novembre 2018.

Héroïques, nous pesons nos mots. Face à l’adversité, et quelle que soit leur obédience, jamais nous ne renierons le courage de celles et ceux qui prennent les armes contre l’État. Mais le courage ne suffit pas. Il peut être dirigé vers les pires voies. Toute voie qui ne se fixe pas d’en finir avec la dictature du marché pour imposer la dictature des exploités revient in fine à se ranger sous la bannière de la dictature du marché face à aux exploités.

Un mot a été porté et incarné lors de différents actes par les gilets jaunes est revenu tout le long de ce mouvement : le peuple. Le peuple est un interclassisme. Nous ne souhaitons pas discuter de l’interclassisme de ce mouvement. Il serait d’ailleurs inutile de discuter de la composition sociologique de celui-ci. Il est absurde de partir du postulat de la composition prolétarienne des mouvements, car tout mouvement est majoritairement prolétarien à quelques très rares exceptions.

La question qui doit nous préoccuper est :
Qu’est ce qui a dirigé ce mouvement ?

Nous pensons que la question est celle de la direction de ce mouvement est non de connaître sa composante sociologique. Aucun mouvement révolutionnaire n’est pur, la classe n’est pas homogène et c’est bien la question de savoir qui dirige le mouvement qui nous intéresse en tant que révolutionnaire. Et pour cela il faut voir le programme de celui-ci, mais aussi son rapport à la légalité, à la démocratie, à la propriété, à la production.

La question fondamentale est celle des besoins, pas des aspirations.
La petite bourgeoisie a besoin de l’intervention d’un
État pour la protéger de la perte de la propriété et de sa reproduction.

Elle a besoin de plus d’État, d’une reprise en main de la consommation interne. Dans un mouvement insurrectionnel, sa perspective c’est une négociation sous fond de prise de pouvoir violente telle que dans le mouvement des Gilets Jaunes nous en avons perçu une version minimale et caricaturale début décembre 2018.

Si l’on résume les deux positions qui s’affirmaient au début du mouvement, il y avait : celle de la prise du pouvoir, matérialisée par l’idée d’un coup d’Etat militaire et la potentielle arrivée au pouvoir du Général de Villiers, et celle du grand mouvement populaire avec la proposition du RIC, qui est devenue après l’échec du 8 décembre 2018 un projet de secours. Pour notre part, nous étions quelque peu perdus à ce moment-là, nous avons voulu nous concentrer sur une idée centrale : le soulèvement. Et celui-ci n’a pas eu lieu.

Nous pouvons donc dire que la direction de ce mouvement n’était pas prolétarienne. Le fait que nous nous soyons enfin retrouvés avec des galériens, que nous soyons parvenu à nous organiser, à échanger, que l’on se soit beaucoup amusé, beaucoup ennuyé aussi, n’est pas ce qui nous permet de prendre en tant que prolétaires la direction de ce mouvement. Oui nous nous sommes aussi beaucoup ennuyés car nous n’arrivions pas à aller plus loin, à élaborer des propositions pour détruire ce système et prendre le pouvoir.

En même temps on se trouvait soudain plus ou moins propriétaires de toute une logistique dont on ne savait trop que faire. Si dans un premier temps ces espaces ont permis de nous retrouver, de nous organiser, que faire de ces péages, de ces maisons et cabanes reconstruites en bord de route, que faire de ces manifestations, hormis les rares moments où nous avons visé le pouvoir?

C’est ce mouvement et cette situation à laquelle nous avons été confronté et dans laquelle nous nous sommes plongés, que nous tendrons à analyser de manière dialectique, autrement dit, nous ferons fi de la dimension morale et affective.

II] Analyse du mouvement

Au-delà de ce qui a été revendiqué, le mouvement des Gilets jaunes s’est autorisé à sortir des normes légales : on a arrêté de payer les péages, on a cessé de rouler à 80 km/h, on a arrêté de regarder si ce qu’on faisait était légal ou pas, on a négocié directement avec l’agent sur place, le gendarme du coin, pour rester sur nos lieux de luttes et de vie quand on n’avait pas le rapport de force. Nous sommes souvent passés outre la légalité. Ce mouvement a été le premier mouvement d’action directe massif depuis 2005 en France.

D’un mouvement qui est né à partir d’une revendication visant à supprimer une taxe sur les carburants, un contrôle des prix à l’État, nous nous retrouvons à gérer et à devoir se poser la question de reprendre le pouvoir sur nos espaces de vie, sur les miettes que l’État nous laisse ou d’attaquer la boulangerie.

Attaquer veut dire prendre les lieux de pouvoir, parce que c’est une nécessité réelle, parce qu’on doit détruire les forces policières et militaires, constitutives de l’appareil d’État, qui nous font face. Mais plus encore, c’est reprendre tout, administrer tout, mettre tout en commun, détruire les rapports qui font de nous des travailleurs, des locataires, des français, des immigrés, des chômeurs, etc. Ce qui s’établit dès lors, c’est une espèce de rapport de force, de blocage partiel et de contournement pour se renforcer. Et la force n’arrive jamais.

Pourquoi avons-nous rejoint le mouvement ?

Nous sommes allés dans le mouvement des gilets jaunes parce que nous y voyions des prolétaires en train de mener des actions de blocage économique et parce que nous y voyions la faiblesse de l’encadrement petit-bourgeois.

Pendant ce mouvement, si la reprise en main par un encadrement de la gauche du capital peine à succéder à un échec d’encadrement à l’extrême droite du capital, force est de constater que la classe des galériens et des exploités, n’est pas parvenue à s’extirper de la négociation interne au mouvement, qu’elle ne s’est pas affirmée comme ce qu’elle est : la seule force internationale et révolutionnaire.
Et nous, nous ne sommes pas intervenus pour y proposer une perspective révolutionnaire. A minima,
nous avons tenté d’y organiser une force de classe.

Nous avons essayé d’amener des travailleurs dans la lutte, en essayant de les faire se rejoindre sur le contenu prolétarien en cours : blocage, sabotage, jonction avec les luttes du logement, avec les grèves lycéennes, etc.

La lutte du logement était également sur des bases et un contenu interclassiste, mais à aucun moment nous n’y avons trouvé une force susceptible d’affirmer une autonomie prolétarienne.
Pas plus, à Marseille, o
ù nous n’avons vu d’autres perspectives que la négociation et la défaite dans les tentatives à La Plaine ou dans les énièmes manifestations symboliques de la CGT. Les forces bureaucratiques à Marseille ont œuvré à la division communautaire et organisationnelle des luttes. Au point que nous avons eu jusqu’à 4 manifestations en même temps : celle des gilets jaunes, celle de Noailles, celle de la Plaine et les manifestations proposées par la direction de la CGT. L’apparition tendancielle de manifestations en lien avec le climat, la réforme des lycées et contre le Bastion Social s’ajoutent à tout cela.

Nous affirmons que rien n’a été fait pour soutenir les lycéens. A aucun moment il ne leur a été donné de la force. Nous avons à cet effet tenté de faire des assemblées en solidarité aux lycéens, conscients qu’ils étaient l’avant-garde d’un mouvement de libération des vannes qui s’était produit après la manif du 1er décembre. Ce mouvement lycéen a été puissant ailleurs, notamment à Paris et à Toulouse, à Marseille il n’a pas survécu à la répression et aux vacances. Qu’il s’agisse du mouvement lycéen ou des émeutes du 1er décembre, on ne peut pas analyser les limites de ces mouvements sans constater que rien n’a réellement changé. On ne rentre pas à la maison après une émeute si la révolution est face à nous. Il ne s’agit pas d’un souffle mais d’un processus : celui de l’organisation de la classe.

Nous affirmons que ce n’est pas le mouvement des Gilets Jaunes que nous avons soutenu, mais l’affirmation de l’autonomie des prolétaires au milieu de ce mouvement des Gilets Jaunes.

Nous sommes entrés dans ce mouvement parce que nous y voyions des prolétaires en train de mener des actions de blocage économique. Ces éléments constituaient les nécessités qui s’imposaient au prolétariat pour sa dictature sur le capital, sur Macron et sur les patrons, en ce sens qu’il s’agissait pour nous d’une authentique expression de l’autonomie ouvrière.
C’est cette force de la classe qui a amené une partie du grand patronat à demander à Macron de céder, au soir du premier décembre 2018. Ils ont eu peur.

Et pourtant, le soufflé n’est pas monté plus haut. Un soulèvement n’est pas la révolution. C’est pour cela qu’il est nécessaire de revenir sur le mouvement et d’en analyser ses limites.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de dépassement révolutionnaire ? Le fait qu’il n’y ait pas eu de grève générale ne peut pas en être la seule cause.

Des limites

Voici quelques axes de réflexions :

L’interclassisme du mouvement des GJ, qui s’exprime dans sa composition mais également dans ses revendications, lui a -t-il permis d’être radical en ce qui concerne les questions de la propriété privée, des moyens de production et d’exploitation de la classe ouvrière ? Nous pouvons rappeler que sur certains ronds-points, les instructions étaient de ne pas gêner les travailleurs par exemple.

Est-ce que les révolutionnaires ont œuvré de manière active dans les entreprises et au sein de la classe ouvrière ? Cela pose la question de l’organisation sur les lieux de travail, le rapport aux dirigeants syndicaux et les moyens mis en place pour s’attaquer aux patrons et à la production: Où avons-nous failli ?

Nous nous interrogeons en tant que révolutionnaires pour permettre une continuité de la lutte sur les lieux où elle s’est organisée (les ronds-points, les péages, etc.) et à l’intérieur des lieux d’exploitation. Comment permettre une continuité et apporter de la force aux prolétaires qui luttent à l’extérieur et aux travailleurs qui luttent sur leurs lieux d’exploitation ? Comment leur permettre de s’attaquer aux patrons et à la production?

En effet nous avons pu voir que le mouvement a concentré sa force dans la rue. Les GJ ne se sont attaqués ni au patronat, ni à la propriété privée, ni à la production. Le combat a donc été transporté vers la rue, lieu d’affrontement avec la police, la justice et toutes les forces constitutives de l’appareil d’État.

Nous ne pouvons pas croire que la seule raison qui n’ait pas permis ce dépassement révolutionnaire est le fait que la lutte ne se soit pas posée dans les lieux d’exploitation.
Il est donc plus que nécessaire que la classe ouvrière fasse non seulement partie de ce mouvement mais qu’elle en devienne la force motrice.

Aujourd’hui la classe ouvrière a besoin de devenir consciente de sa capacité à prendre la tête du mouvement révolutionnaire et à agir en vue de dépasser le système capitaliste puisqu’elle produit elle-même les richesses. Nous vivons une période trouble pour le prolétariat : faible, encadré par un appareil syndical et associatif omniprésent, divisé par le travail, traversé par des dizaines de formes contractuelles et de statuts, individualisé. Les prolétaires sont soumis dans la lutte au diktat de la bourgeoisie.

Il nous semble important de poser la question du rapport à la légalité dans la lutte.

En effet, les grèves les plus récurrentes sont les grèves institutionnalisées, appelées par les directions syndicales et annoncées par de polis et légaux préavis. Ces grèves-là sont intégrées au folklore du monde professionnel et font, parfois, partie intégrante d’une routine de travail comme cela peut-être le cas au sein de l’Éducation Nationale ou encore à la SNCF. Cela ne veut pas dire que les grévistes ne vont pas plus loin dans la lutte et l’organisation collective, cela veut simplement dire que globalement l’objectif est la négociation avec les Patrons et l’État. Autrement dit cela n’a rien de révolutionnaire.

Il n’y a aucune remise en question du système, mais une volonté de réformes ou le maintien des services publics, par exemple, déjà hors d’atteinte pour une partie du prolétariat.
Les grèves institutionnalisées ne touchent qu’une partie des travailleurs : faire grève et manifester est une action que tous ne peuvent pas se permettre. En effet, nombre de galériens ne peuvent se permettre de manquer une journée de travail pour des raisons financières, nombre de galériens ne peuvent s’organiser sur leur lieu d’exploitation et jouir par exemple d’une caisse de grève, et nombre d’entre eux peuvent perdre leur emploi et se retrouver encore plus fragilisés.
De plus, les mouvements sociaux apparaissent au gré des réformes structurelles. C’est cette illusion de rapport de force qui est maintenu systématiquement, non seulement par les directions syndicales, mais aussi par ceux qui ne vont pas au-delà de ces directions, sous prétexte qu’ils risqueraient de tout perdre.

C’est pourquoi nous devons nous questionner sur les moyens d’actions mis en œuvre pour sortir de cette sacro-sainte grève institutionnelle, sortir des agendas élaborés par les directions syndicales, aller chercher les gens sur leur lieu de travail, bloquer les lieux d’exploitation pour permettre aux « classes laborieuses » dans son ensemble de se réunir et de participer d’un coup d’un seul au mouvement.

Le mouvement des GJ a ceci de particulier qu’il n’est ni à l’instigation des organisations syndicales, ni le produit d’un agenda bourgeois prédéterminé ; c’est à dire qu’il a été préparé, mûri, par des groupes d’influence issus du prolétariat et de la petite bourgeoisie. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu un mouvement s’organiser hors agenda décidé par les syndicats ou par toute autre forme d’encadrement du prolétariat.

Nous ne pouvons qu’aller dans ce sens et soutenir ce premier pas vers l’autonomie. Il nous semble nécessaire que la classe qui a su s’organiser de manière spontanée reconnaisse la force qu’elle y a apportée mais cette prise de conscience n’a pas eu lieu dans ce mouvement.

Aussi, le mouvement des GJ a eu un impact à l’international dont on a vu la continuité au Chili, au Liban, en Algérie et ailleurs. Nous avons vu des similarités entre ces mouvements qui ont conduit à une vague de luttes internationalistes.